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LA JUSTICE TRANSITIONNELLE

Alors que 2023 tire sa révérence, la plupart des Gabonais, s'interrogent : pourquoi sont-ils toujours en liberté ? Va t-on se contenter de récupérer ce qu'il est encore possible de récupérer et puis c'est tout ? Vont-ils rester impunis ?


En 2009, l'enfant de Joséphine nous promettait l'émergence...Depuis le 30 août 2023, nous sommes désormais propulsés dans la transition, période entre un régime autoritaire et oppressif, et un régime démocratique.

L'histoire nous a maintes fois démontré que la justice ordinaire et les institutions d'un pays, ne peuvent faire face à une période de transition (en même temps, ca faisait presque 1 an que de justice il n y en avait plus au Gabon)


Ainsi, La justice transitionnelle permettrait d'accompagner la reconstruction des structures de l'État de droit.

En cherchant donc des réponses dans l'histoire, on peut découvrir que Nelson Mandela a fait de l'Afrique du sud, la pionnière en matière de justice transitionnelle, avec pour maîtres-mots : Guérison - Pardon - Réconciliation.

Est-ce à dire qu'hormis Sylvia, Noureddine et la Young team, les autres ne paieront pas pour les milliards détournés, les vies si injustement enlevées, la souffrance allègrement répandue ?

Définition


La justice transitionnelle est l'ensemble des mécanismes (juridiques et autres), mis en place durant une période de transition, postérieure à des cas massifs de violation des droits humains ou des injustices, et ayant pour but de reconnaître les souffrances des victimes, de promouvoir la responsabilité, la réparation, et de mettre en place des moyens, pour éviter que ces actes ne se répètent dans le futur.


Les 4 piliers de la justice transitionnelle sont donc :

  • La recherche de la vérité

  • Les poursuites judiciaires

  • Les réparations

  • Les réformes institutionnelles

Le Gabon a t-il besoin d'une justice transitionnelle ?

Assurément ! Ce n'est pas parce que notre pays n'a pas connu de guerre civile, ou que le coup d'état du 30 août s'est fait sans effusion de sang, que l'on doit faire l'erreur, de s'imaginer qu'une justice transitionnelle n'est pas nécessaire.

Rien que la métamorphose des journalistes de Gabon Télévision en est une illustration éloquente


Pour l'heure, on s'inquiète que le pardon soit le principal outil mis en oeuvre...

Dans une justice transitionnelle, le pardon seul est insuffisant.



En Afrique du sud, une loi d’indemnité fut adoptée afin d'accorder l’amnistie, à toute personne ayant « conseillé, dirigé, commandé, ordonné ou commis un crime de nature politique ».

Aujourd'hui, un tel texte, au Gabon, serait inopportun, et on l'espère inenvisageable ; d'une part parce que les expériences de ceux qui nous ont précédé (RDC, Burundi, Rwanda, etc.) ont largement démontré, que le pardon, sans la réparation quand elle est possible, n'est qu'un couvercle au dessus d'une marmite en ébullition, et dont le débordement du contenu est certain et inévitable ; et d'autre part, les mécanismes internationaux, vont ces dernières années, dans le sens d’un renforcement de la lutte contre l’impunité.


Alors que 2023 tire sa révérence, le naufrage de l'Esther Miracle en mars dernier, doit rester à jamais dans nos mémoires, le rappel impératif, de la nécessité sinon de l'urgence, de la restauration des institutions, dans un pays où absolument " TOUT EST A REFAIRE".


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