Analyse d'une jurisprudence - LE MARIAGE COUTUMIER D’UNE PERSONNE DÉJÀ MARIÉE CIVILEMENT AVEC UN

💡Avant-propos : Des mois que nous vous parlons de l'importance de la jurisprudence... Que nous incitons les uns et les autres, en dépit de l’expérience amère qu’ils ont eu de la justice, de persister…pour faire valoir leurs droits. 🤔Les réponses telles que « On va encore faire comment », « Dieu va le punir »…ne sont pas valables de nos jours ! Et à défaut de gagner devant la justice des hommes, au moins vous aurez le cœur en paix en vous disant que vous avez fait ce que vous pouviez pour défendre vos droits !

💡C’est le cas de la décision rendue le 24 octobre dernier par le tribunal de Libreville.

📍Une dame mariée légalement option monogamie - régime communauté des biens, a saisi le tribunal, afin d’empêcher son mari de contracter un mariage coutumier, avec une autre femme ! Non seulement elle a obtenu gain de cause, mais en plus, elle a bénéficié de la possibilité de faire intervenir la force publique (la police) pour empêcher la tenue dudit mariage 💪

📍Quelles sont les conséquences de cette décision extraordinaire du tribunal ? 👉Attention, cette décision ne veut pas dire que le mariage coutumier à la valeur d’un mariage civil ; pas du tout !

Par contre, cette décision signifie : 👉qu’un homme marié à l’état civil avec une femme, et non divorcé de celle-ci, ne peut pas se marier coutumièrement avec une autre femme ! 👉le mariage coutumier avec une seconde femme, d’un homme déjà mariée à l’état civil avec une première, est constitutif d’un adultère (et non pas d’un cas de bigamie) ...Et ceci est valable que l’on soit marié à la polygamie ou à la monogamie !

💡On rappelle donc à tous les bases de la décision du juge gabonais : 📌Le mariage est une institution qui doit être préservée ! 📌Se marier à la coutume avec une femme, alors qu’on est déjà marié au civil avec une autre, déstabilise la cohésion familiale ! 📌Se marier à la coutume avec une femme, alors qu’on est déjà marié au civil avec une autre, c’est faire croire à tort dans la conscience de la 2ème femme, que cette union coutumière a des effets juridiques bénéfiques pour elle alors que ce n’est pas du tout le cas !

🧐Notre avis 1 : On ne le répètera jamais assez, saisir les tribunaux peut résoudre votre problème, mais aussi sauver le cas de plusieurs autres personnes après vous. Grace à cette dame, toutes les femmes gabonaises ont gagné une victoire...

🧐Notre avis 2 : Messieurs... un peu de sérieux voyons ! 🤬

Sources - Code civil 1ère partie - Ordonnance du Tribunal de première instance de Libreville du 24/10/2019 Chambre civile répertoire N°008/2019-2020 Mme Lessami Viviane épse Lassegué c/ Mr Lassegué

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