INSALUBRITÉ : QUI EST EN CHARGE DE LA COLLECTE DES ORDURES ET DE L’HYGIÈNE PUBLIQUE ?


Insalubrité, odeurs nauséabondes, nouveaux animaux de compagnie (rat, serpent, etc)....et au milieu de tout ça une question essentielle : "Qui donc est en charge de la salubrité des artères publiques ? ". La municipalité ? le ministère des infrastructures-TP-aménagement du territoire ? Le ministère de l’Intérieur ?

Selon les informations trouvées sur le site internet de la mairie de Libreville (dernière actualisation en 2011) :

- Avant 1998 : responsabilité de l'Etat via le Ministère de l’équipement et de la construction

- A partir de 1998 : responsabilité confiée aux municipalités ; celle de Libreville déléguant cette tache aux prestataires privés (SGA, ANTIGONE, SANIVIT, SAUER pour la collecte ; et SOBEA pour la gestion de la décharge de MINDOUBE)

- A partir de 2002, l’État et la municipalité de Libreville signent une convention avec l'entreprise SOVOG.

Ainsi,au Gabon, la collecte des ordures relève de la compétence des municipalités. Certaines disposent de leurs propres agents de nettoyage ; d'autres délèguent cette tache en totalité ou en partie à des prestataires privés (exemple : GPS pour les communes de Port-gentil ou Oyem), mais là encore, les résultats sont peu satisfaisants. Point commun des 2 cas de figure : la collecte des ordures se limite aux artères principales et à certains quartiers résidentiels,ou ceux pouvant se vanter de bénéficier d'un accès routier un minimum correct.

Depuis 2004, à Libreville, le ramassage des ordures et la propreté de la ville est encadré par l'Arrêté n°001/2000 du 1er février 2000 portant règlement sanitaire d’hygiène et de salubrité publique pour la commune de Libreville et l'arrêté n°310/P/CL/DGAAJ/DR du 20 Août 2004 complétant le premier cité.

Il ressort que les problèmes jadis rencontrés par SOVOG découleraient entre autres du non-respect par l’État de ses obligations contractuelles (Attribution d'une emprise foncière à Melen pour la réalisation d’un Centre d’enfouissement technique (CET), d'un site à Akournam pour la construction d'une nouvelle décharge publique, etc.).

SOVOG devient ainsi CLEAN AFRICA grâce à une prise de participation publique majoritaire. Toutefois, l’insuffisance des moyens de CLEAN AFRICA nécessiteront de confier en 2015 une partie de ces responsabilités et prérogatives à la société AVERDA (Contrat de sous-traitance).

De 2011 à 2015, dans le cadre du Programme National de Gestion Urbaine Partagée (PRONAGUP), l’État Gabonais a perçu un investissement du PNUD d'un montant de 570 515 500 fcfa pour entre autres l’organisation structurelle de la gestion des déchets ménagers urbains à Libreville, Port-gentil, Oyem, mais aussi Franceville, Koula-Moutou, Mouila et Lambaréné.

La conclusion de ce post devrait être : "Oui il existe bien des règlementations, conventions, et investissements relatifs à la prise en charge de l'hygiène et de la salubrité publique". Mais celle qui s'impose est sans doute aucun : "Encore des réglementations et conventions non/mal appliquése et exécutées".

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